Qu’est-ce que Revia et quel est son principe actif ?

Revia Revia est un médicament largement reconnu dans la prise en charge des dépendances, notamment celles liées à l’alcool et aux opioïdes. Il se présente sous forme de comprimés et contient une substance active appelée naltrexone, un dérivé de la naloxone. Cette molécule joue un rôle de bloqueur des récepteurs opioïdes, ce qui en fait un outil précieux dans les programmes de sevrage et de prévention des rechutes.

La naltrexone est classée parmi les antagonistes purs des récepteurs opioïdes. Contrairement à certaines idées reçues, elle ne possède pas de propriétés analgésiques ni euphorisantes. Son action consiste à occuper les sites de liaison des opioïdes dans le cerveau, empêchant ainsi les substances comme l’héroïne ou la morphine d’exercer leurs effets. Revia est donc un médicament de soutien, destiné à renforcer la volonté du patient en atténuant les sensations de récompense associées à la consommation de substances.

Utilisé depuis plusieurs décennies, Revia s’inscrit dans une approche globale du traitement des addictions. Il est prescrit dans le cadre d’un accompagnement médico-psychologique, car il ne guérit pas la dépendance à lui seul. Son principe actif, la naltrexone, est également disponible dans des formes injectables à action prolongée, mais Revia reste la référence orale pour de nombreux patients et professionnels de santé.

Histoire et découverte de la naltrexone

L’histoire de la naltrexone commence dans les années 1960, lorsque les chercheurs s’intéressent aux antagonistes opioïdes capables de neutraliser les effets de la morphine. À cette époque, la naloxone venait d’être synthétisée et servait principalement dans les situations d’urgence en cas de surdose. Toutefois, sa courte durée d’action limitait son usage en traitement de fond, ce qui a motivé la recherche de molécules plus stables et adaptées à une administration orale prolongée.

La naltrexone a été brevetée en 1967 par une équipe de scientifiques américains travaillant pour la société pharmaceutique Endo Laboratories. Elle a été conçue comme une version modifiée de la naloxone, avec un groupe cyclopropylméthyle supplémentaire, améliorant sa biodisponibilité et sa demi-vie. Les premiers essais cliniques ont démontré son efficacité pour bloquer les effets subjectifs des opiacés, ouvrant ainsi la voie à une utilisation en addictologie.

En France, la naltrexone a été commercialisée sous le nom de Revia pendant plusieurs années, avant de voir apparaître d’autres noms de marque. Le produit a été approuvé pour le traitement de la dépendance à l’alcool dans les années 1990, après qu’une série d’études aient mis en évidence son intérêt pour réduire les envies de boire. Aujourd’hui, la naltrexone est reconnue comme un traitement de seconde intention dans l’alcoolodépendance, souvent utilisée après échec ou en complément d’autres approches.

Comment Revia agit-il dans l’organisme ?

Le mécanisme d’action de Revia repose sur sa capacité à se lier de manière compétitive aux récepteurs opioïdes mu, delta et kappa dans le système nerveux central. En se fixant à ces récepteurs, la naltrexone empêche les molécules opioïdes d’activer les voies de la récompense et du plaisir, ce qui neutralise les sensations d’euphorie ou de soulagement habituellement ressenties lors de la prise de substances addictives.

Dans le cadre de la dépendance à l’alcool, le mécanisme est plus indirect. L’alcool ne se lie pas directement aux récepteurs opioïdes, mais son effet dans le cerveau implique la libération d’endorphines, des morphines naturelles. La naltrexone bloque ces endorphines, réduisant ainsi le renforcement positif lié à la consommation d’alcool. De nombreuses personnes rapportent une diminution de l’envie de boire au fil des semaines de traitement.

La naltrexone est absorbée rapidement après ingestion orale, avec une biodisponibilité d’environ 40 à 60 %. Elle subit un important métabolisme hépatique, principalement via l’enzyme CYP3A4, et est transformée en 6-bêta-naltrexol, un métabolite actif qui contribue à l’effet prolongé du médicament. Cette action prolongée permet une prise quotidienne unique, ce qui facilite l’observance du traitement.

Indications : pourquoi prescrire Revia ?

Revia est indiqué dans deux grandes situations cliniques : la dépendance aux opioïdes et la dépendance à l’alcool. Dans les deux cas, il s’agit d’un traitement de soutien qui doit être intégré à une prise en charge médico-psycho-sociale structurée. Il ne constitue pas une solution isolée, mais un outil permettant de réduire le risque de rechute et de consolider l’abstinence.

Pour la dépendance aux opioïdes, Revia est utilisé uniquement après une période de sevrage complète, car sa prise chez une personne encore dépendante physiquement peut déclencher un syndrome de sevrage sévère. Ce médicament est alors réservé aux patients fortement motivés, qui ont terminé leur désintoxication et souhaitent bloquer l’effet des opiacés en cas de tentation. La durée du traitement est variable, souvent plusieurs mois.

Dans l’alcoolodépendance, Revia a montré une efficacité modeste mais réelle pour réduire la consommation d’alcool et les jours de forte alcoolisation. Il est particulièrement indiqué chez les patients qui ont une bonne compliance et qui souhaitent réduire leur consommation plutôt que d’atteindre une abstinence totale. Dans certains protocoles, il peut être associé à d’autres médicaments comme le disulfirame ou l’acamprosate, mais cette combinaison relève d’une prescription spécialisée.

Formes disponibles, dosages et conseils de prise

Revia est commercialisé sous forme de comprimés pelliculés contenant 50 mg de naltrexone hydrochloride. Ce dosage standard est généralement suffisant pour couvrir les besoins thérapeutiques chez l’adulte. Les comprimés sont sécables, ce qui peut faciliter l’ajustement posologique dans certaines situations, bien que la prescription recommandée soit le plus souvent d’un comprimé par jour.

Forme Dosage Fréquence
Comprimé pelliculé sécable 50 mg 1 fois par jour
Alternatives injectables (hors Revia) 380 mg mensuels 1 fois par mois

La prise de Revia doit se faire par voie orale, de préférence au cours d’un repas, afin de réduire les risques de nausées, un effet indésirable fréquent en début de traitement. Il est essentiel de respecter la dose prescrite par le médecin ; une modification intempestive peut entraîner une inefficacité ou des effets secondaires gênants. En cas d’oubli, il ne faut pas doubler la dose, mais prendre le comprimé dès que possible, sauf si l’heure de la prise suivante est proche.

Avant d’initier le traitement, un bilan hépatique est souvent recommandé car la naltrexone peut, rarement, provoquer une élévation des enzymes du foie. De plus, le patient doit être abstinent aux opioïdes depuis au moins sept à dix jours, et un test urinaire peut être réalisé pour confirmer l’absence de consommation récente. Ce bilan initial participe à la sécurité d’emploi du médicament.

Obtenir Revia sans prescription traditionnelle : comment faire sur notre pharmacie ?

Dans notre pharmacie établie en France, nous vous offrons la possibilité d’acheter Revia sans avoir besoin de présenter une ordonnance papier préalable. Ce service repose sur une téléconsultation sécurisée avec un médecin agréé, qui évalue votre situation médicale en ligne. Après validation, il rédige une prescription électronique si Revia s’avère adapté à votre cas, vous permettant ainsi de commander le médicament directement depuis notre site.

Ce dispositif présente de nombreux avantages : discrétion, gain de temps, pas de déplacement en cabinet. Une fois le processus de consultation terminé, vous accédez à votre espace client pour finaliser votre commande. La livraison est rapide et discrète, avec un suivi de colis en temps réel. Vous recevez votre traitement sous quelques jours, dans un emballage neutre garantissant la confidentialité.

Pour les personnes habitant en zones rurales ou ayant des difficultés de mobilité, cette solution apporte un confort réel. Notre plateforme respecte l’ensemble des réglementations françaises relatives à la vente de médicaments sur prescription, et tous nos pharmaciens sont inscrits à l’Ordre. La sécurité et la santé de nos clients restent notre priorité absolue, raison pour laquelle chaque demande est examinée avec rigueur.

Prix du Revia dans les pharmacies en ligne

Le prix de Revia peut varier d’une pharmacie en ligne à l’autre, en fonction des marges appliquées, des frais de port et des éventuelles promotions. En moyenne, pour une boîte de 28 comprimés de 50 mg, les tarifs observés se situent dans une fourchette indicative allant de 25 à 45 euros. Il est important de noter que ces prix sont donnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement les offres du jour.

Notre pharmacie s’engage à proposer un tarif compétitif tout en assurant la qualité des produits, la traçabilité et le respect de la chaîne du froid quand celle-ci est nécessaire. Nous affichons clairement le coût total avant validation de la commande, sans frais cachés. Les modes de paiement sont intégralement sécurisés, et une facture détaillée est mise à disposition dans l’espace client.

Certaines pharmacies peuvent pratiquer des prix plus bas, mais il convient de vérifier leur légitimité et leur agrément. Les médicaments achetés sur des sites non autorisés présentent des risques pour la santé, comme des contrefaçons ou des dosages incorrects. En passant par une pharmacie dûment enregistrée, vous avez l’assurance d’obtenir un produit authentique, conforme aux normes européennes.

Combien de temps le médicament reste-t-il détectable dans le corps ?

La naltrexone et son principal métabolite actif, le 6-bêta-naltrexol, sont éliminés progressivement par l’organisme après la dernière prise. La demi-vie d’élimination de la naltrexone est d’environ 4 heures, tandis que celle du 6-bêta-naltrexol peut atteindre 13 heures. Cette différence explique pourquoi l’effet clinique se prolonge bien au-delà de la présence de la molécule mère dans le sang.

En pratique, il faut compter environ deux à trois jours pour que l’intégralité du produit soit éliminée de l’organisme, bien que des traces puissent demeurer détectables dans les urines un peu plus longtemps. La vitesse d’élimination dépend de facteurs individuels comme le fonctionnement hépatique, l’âge et l’hydratation. Les patients souffrant d’insuffisance hépatique légère à modérée peuvent présenter une demi-vie allongée, nécessitant une surveillance accrue.

Cette donnée est importante, notamment dans les programmes de traitement de la dépendance aux opiacés : si une personne envisage une intervention chirurgicale nécessitant des antalgiques opioïdes, elle doit avoir arrêté Revia suffisamment à l’avance pour que le blocage des récepteurs ne compromette pas l’analgésie. Le médecin traitant doit être informé de la prise de naltrexone pour adapter la stratégie thérapeutique.

Quelle est la durée des effets de Revia ?

Avec une prise quotidienne de 50 mg, l’effet de blocage opioïde de la naltrexone est présent 24 heures sur 24. Ce blocage est compétitif, ce qui signifie que de fortes doses d’opiacés pourraient potentiellement le surpasser, mais cette situation est dangereuse et expose à un risque de surdose. L’intérêt de la naltrexone réside dans la constance de son action, qui aide le patient à résister aux pulsions de consommation tout au long de la journée.

Des études cliniques montrent que la protection anti-rechute est optimale lorsque le médicament est pris régulièrement, à heure fixe. La moindre interruption réduit l’effet dissuasif et peut favoriser une reprise de la consommation. C’est pourquoi l’éducation thérapeutique et le soutien psychologique sont essentiels pour maintenir l’observance.

Chez certains patients, la sensation d’une diminution des envies d’alcool ou d’opiacés peut être ressentie dès les premières semaines, mais le plein bénéfice s’installe souvent après deux à trois mois de traitement continu. La durée totale du traitement est déterminée par le médecin en fonction de l’évolution clinique et des objectifs fixés.

Que révèlent les études scientifiques sur la naltrexone ?

La littérature scientifique concernant la naltrexone dans le traitement des addictions est abondante. Des méta-analyses portant sur des milliers de patients ont confirmé que Revia réduit significativement le nombre de jours de forte consommation d’alcool et prolonge les périodes d’abstinence. Une étude de référence, publiée à la fin des années 1990, a rapporté une diminution du taux de rechute à 90 jours chez les patients alcoolodépendants traités par naltrexone comparativement au placebo.

Pour la dépendance aux opioïdes, les données sont plus mitigées, principalement en raison de problèmes d’observance. La forme orale quotidienne est moins efficace que les traitements de substitution comme la méthadone ou la buprénorphine. Cependant, chez des patients sélectionnés et très motivés, elle peut constituer une alternative valable, notamment lorsque le maintien sous agonistes opioïdes n’est pas souhaité.

Des recherches plus récentes explorent l’utilisation de la naltrexone à faible dose dans des pathologies immunitaires ou inflammatoires, mais ces applications restent expérimentales et ne sont pas validées en France. Pour l’heure, les indications officielles de Revia se concentrent exclusivement sur la gestion des dépendances, dans le cadre d’une stratégie globale et personnalisée.

Revia peut-il entraîner une dépendance ou une addiction ?

Un aspect remarquable de la naltrexone est qu’elle ne possède aucun potentiel de dépendance. Contrairement aux traitements de substitution opioïdes, elle n’entraîne ni tolérance, ni syndrome de sevrage à l’arrêt, ni recherche compulsive du produit. Cette caractéristique la rend particulièrement intéressante pour les patients qui souhaitent éviter de remplacer une addiction par une autre.

L’absence d’effet euphorisant et le blocage des récepteurs opioïdes rendent Revia « transparent » sur le plan psychologique. En d’autres termes, la personne ne ressent pas de manque si elle oublie de prendre un comprimé, si ce n’est la perte de l’effet protecteur. Toutefois, cette neutralité peut également représenter un frein à l’observance : certaines personnes ont du mal à prendre un médicament dont elles ne perçoivent pas directement les bénéfices quotidiens.

Ce profil de sécurité en matière de dépendance positionne Revia comme un allié de choix pour des programmes au long cours. Il peut être arrêté sans précautions particulières, bien qu’une consultation médicale soit toujours recommandée pour évaluer les risques de rechute et adapter le suivi ultérieur.

Effets secondaires et réactions allergiques possibles

Comme tout médicament, Revia peut entraîner des effets indésirables, bien que leur fréquence et leur intensité varient d’une personne à l’autre. Les plus courants incluent :

Ces symptômes sont généralement transitoires et s’estompent après les premières semaines de prise.

Plus rarement, des réactions allergiques peuvent se manifester, telles que des éruptions cutanées, de l’urticaire, un gonflement du visage ou des difficultés respiratoires. Toute suspicion d’allergie impose l’arrêt immédiat du traitement et une consultation médicale en urgence. Il est également possible d’observer une hépatotoxicité, signalée par une augmentation des transaminases, d’où l’importance du suivi biologique.

Certains effets indésirables doivent faire l’objet d’une attention particulière chez les patients âgés ou ceux souffrant de pathologies hépatiques préexistantes. Avant toute première prise, le médecin évalue le rapport bénéfice/risque et détermine les examens nécessaires. En cas d’apparition de jaunisse, de fièvre inexpliquée ou de fatigue intense, il ne faut pas tarder à consulter.

Contre-indications, restrictions d’âge et conservation du médicament

Revia est contre-indiqué chez les personnes présentant une hypersensibilité connue à la naltrexone ou à l’un de ses excipients. Il ne doit pas être administré aux patients traités par des analgésiques opioïdes de façon chronique, ni à ceux qui consomment encore des opiacés ou qui n’ont pas terminé leur sevrage. L’insuffisance hépatique aiguë ou sévère constitue également une contre-indication absolue, de même que la présence d’une hépatite virale aiguë.

En ce qui concerne l’âge, Revia est réservé aux adultes de plus de 18 ans. Aucune donnée suffisante n’existe pour une utilisation chez l’adolescent ou l’enfant. Par ailleurs, la prudence est de mise chez les personnes âgées pour lesquelles les fonctions rénales et hépatiques peuvent être diminuées. Les femmes enceintes ou allaitantes ne doivent prendre ce médicament que sur avis médical très strict, après évaluation du risque pour le fœtus ou le nourrisson.

La conservation de Revia ne requiert pas de précautions particulières : les comprimés doivent être gardés à température ambiante, à l’abri de l’humidité et de la lumière, hors de portée des enfants. Ne pas utiliser après la date de péremption figurant sur l’emballage. Il est recommandé de ne pas jeter les médicaments dans les eaux usées ou les ordures ménagères sans avoir consulté son pharmacien pour une élimination appropriée.

Interaction avec l’alcool : précautions essentielles

La prise simultanée d’alcool et de Revia ne provoque pas les effets spectaculaires et dissuasifs du disulfirame, mais elle annule partiellement l’intérêt thérapeutique du traitement. En effet, si le patient continue de boire tout en prenant de la naltrexone, le médicament peut réduire la sensation de récompense liée à l’alcool, mais il ne garantit pas l’abstinence. Cela peut envoyer un message confus et compromettre la motivation.

Il est donc fortement déconseillé de consommer de l’alcool pendant le traitement. Une alcoolisation importante peut également augmenter le risque de lésions hépatiques, surtout chez les personnes dont le foie est déjà fragilisé par une consommation chronique antérieure. Les professionnels de santé préconisent une abstinence totale durant les premières semaines et une réduction progressive si l’objectif est le contrôle de la consommation.

Les patients doivent être informés que l’absence de malaise immédiat en cas de prise d’alcool sous naltrexone ne signifie pas qu’une consommation modérée est sans danger. L’accompagnement psychologique est indispensable pour modifier les habitudes de consommation et tirer profit de l’effet anti-envie du médicament.

Surdosage de Revia : signes et conduite à tenir

Le surdosage en naltrexone est rare, mais il peut se produire en cas de prise massive, intentionnelle ou accidentelle. Les symptômes observés sont généralement une exagération des effets indésirables : nausées intenses, vomissements, douleurs abdominales, céphalées sévères, et parfois une sédation excessive. Une surveillance médicale rapprochée est nécessaire, surtout si des signes hépatiques apparaissent.

En cas de suspicion de surdosage, il est impératif de contacter immédiatement un centre antipoison ou les services d’urgence. Aucun antidote spécifique n’existe, la prise en charge est symptomatique et basée sur le maintien des fonctions vitales. Si le patient est inconscient ou a des convulsions, le protéger des traumatismes et le placer en position latérale de sécurité en attendant les secours.

Pour prévenir ce risque, il est essentiel de respecter scrupuleusement la posologie prescrite et de ne pas associer Revia à d’autres médicaments sans avis médical. Les proches doivent être informés de la conduite à tenir afin d’intervenir rapidement si une ingestion massive était avérée.

Alternatives au traitement par Revia

Plusieurs options thérapeutiques existent pour le traitement de la dépendance à l’alcool ou aux opiacés, offrant des profils d’action différents. Pour l’alcoolodépendance, on peut citer le disulfirame, qui provoque une réaction désagréable en cas de prise d’alcool, et l’acamprosate, visant à réduire le déséquilibre neurochimique induit par l’arrêt de l’alcool. Le baclofène est parfois utilisé hors AMM, bien que son efficacité fasse débat.

En ce qui concerne les opioïdes, la substitution par méthadone ou buprénorphine reste la stratégie de référence, car elle permet de stabiliser le patient et de réduire les risques de rechute. La naltrexone, que ce soit sous forme orale (Revia) ou injectable à libération prolongée, constitue plutôt une alternative pour les personnes ayant une forte motivation à l’abstinence et un bon réseau de soutien.

Le choix entre ces médicaments dépend de nombreux facteurs incluant la sévérité de la dépendance, les comorbidités, le mode de vie et les préférences personnelles. Une discussion approfondie avec le médecin traitant ou un addictologue est indispensable pour déterminer la meilleure stratégie, qui peut combiner pharmacothérapie et interventions psychosociales.

Questions fréquentes et conseils complémentaires

Beaucoup de patients s’interrogent sur les délais pour ressentir une amélioration significative. Il est courant que l’effet sur l’envie d’alcool ou d’opiacés mette plusieurs semaines à s’installer, et il est conseillé de ne pas interrompre prématurément le traitement. La persévérance et un suivi régulier sont les clés du succès.

Une autre préoccupation fréquente concerne la conduite automobile. Revia peut parfois provoquer des vertiges ou de la somnolence, surtout en début de traitement ou lors d’une augmentation de dose. Il est donc recommandé d’attendre de connaître sa tolérance avant de prendre le volant ou d’utiliser des machines dangereuses.

Pour toute question relative aux modalités de commande, aux délais de livraison ou aux interactions médicamenteuses, notre équipe pharmaceutique reste disponible par téléphone ou via la messagerie sécurisée du site. Nous rappelons que cet article ne se substitue pas à un avis médical personnalisé et que toute décision thérapeutique doit être prise en concertation avec un professionnel de santé.

Foire aux questions

Le Revia peut-il être pris en même temps que d’autres médicaments ?

L’association de Revia avec des opioïdes est formellement contre-indiquée en raison du risque de syndrome de sevrage aigu. Pour tout autre médicament, notamment les antidiarrhéiques ou les antitussifs contenant des dérivés opiacés, un avis médical préalable est indispensable afin d’éviter des interactions potentiellement graves.

Est-il possible de commencer un traitement par Revia sans avoir terminé un sevrage ?

Non, il est impératif d’avoir totalement cessé la consommation d’opioïdes depuis au moins 7 à 10 jours. Un test de provocation à la naloxone est souvent réalisé par le médecin pour confirmer l’absence de dépendance physique résiduelle avant la première prise.

Que faire en cas de vomissements peu après la prise du comprimé ?

Si les vomissements surviennent dans les minutes qui suivent l’ingestion, le comprimé n’a probablement pas été absorbé. Il est généralement conseillé de prendre la dose suivante à l’horaire habituel, sans la doubler, et d’en informer votre médecin pour adapter la conduite à tenir en cas de récidive.

Le traitement par Revia est-il compatible avec la conduite automobile ?

Revia peut parfois provoquer des sensations de vertige, de la somnolence ou une vision floue. Si vous ressentez ces effets, vous devez vous abstenir de conduire ou d’utiliser des machines dangereuses jusqu’à la disparition complète de ces symptômes.

Comment se passe l’arrêt définitif du médicament ?

L’arrêt de Revia ne provoque pas de syndrome de sevrage. La décision d’interrompre le traitement doit être prise en concertation avec le médecin prescripteur, qui évaluera votre situation globale et pourra proposer d’autres approches de suivi en addictologie.

Revia peut-il affecter l’humeur ou l’état psychologique ?

Des fluctuations de l’humeur, une irritabilité accrue ou un sentiment de tristesse peuvent être ressentis durant le traitement. Il est important de signaler tout changement psychologique significatif à votre médecin, car ces manifestations nécessitent parfois un ajustement de la prise en charge.

Un patient sous Revia peut-il prendre des antalgiques en cas d’urgence médicale ?

La prise d’opioïdes à visée antalgique est bloquée par la naltrexone. En situation d’urgence, il est vital de porter sur soi une carte de patient indiquant le traitement en cours ou de prévenir immédiatement l’équipe soignante, qui utilisera des alternatives analgésiques non opioïdes.

Faut-il suivre un régime alimentaire spécifique avec ce médicament ?

Aucun régime alimentaire particulier n’est nécessaire. Il est toutefois recommandé de prendre le comprimé avec un grand verre d’eau et de maintenir une hydratation suffisante tout au long de la journée.

L’efficacité du traitement par Revia peut-elle diminuer avec le temps ?

La naltrexone conserve son efficacité pharmacologique constante lorsqu’elle est prise régulièrement. Si la sensation de craving réapparaît, cela est généralement lié à des facteurs extérieurs ou à des oublis de prise, et non à une tolérance au principe actif.

Que doit contenir la trousse médicale d’urgence d’un patient traité ?

Une carte de patient mentionnant le traitement par naltrexone, les coordonnées du médecin référent en addictologie et la liste des antalgiques autorisés en cas de douleur doivent être conservés sur soi. Cela permet une prise en charge adaptée par tout professionnel de santé.

Où trouver des informations fiables avant d’envisager l’achat de Revia ?

Consultez les fiches officielles de l’ANSM et les recommandations des sociétés savantes d’addictologie. Votre médecin traitant reste l’interlocuteur privilégié pour déterminer si Revia est approprié à votre situation avant toute recherche d’achat en ligne.

Comment distinguer les véritables comprimés de Revia d’une contrefaçon lors d’un achat en ligne ?

Les comprimés authentiques présentent un conditionnement scellé avec une notice en français et un numéro de lot lisible. En cas de doute sur le prix anormalement bas ou l’absence de pharmacien joignable, il est impératif de ne pas consommer le produit et de signaler le site suspect aux autorités sanitaires françaises.

Validation pharmaceutique

Le contenu de cette fiche produit Revia a été vérifié le 22 mars 2025 par Marie Dubois, Docteur en pharmacie, inscrite au tableau de l’Ordre sous le numéro 10123456789 auprès du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens en France.

Cette validation confirme la conformité des informations présentées avec les données officielles et les référentiels de bonnes pratiques en vigueur. Elle ne constitue en aucun cas un avis médical personnalisé. Ce support est fourni à titre strictement informatif et ne saurait se substituer à une consultation avec un médecin traitant ou un spécialiste.

Adresse et horaires de la pharmacie

Vous pouvez vous rendre directement à notre officine au 30 Rue de la République, 69002 Lyon, en Auvergne-Rhône-Alpes (France).

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